Archive pour janvier 2008

Le fond du tricot

Il neige à gros flocons dehors… Quel soulagement! Adieu bouette et tas de feuilles défraîchies.

Les derniers jours de la session ont été terribles… ouf, je n’ai pas trop envie de revivre ça. À mon premier jour après la remise de mon dernier travail, j’ai pris un thé avec trois de mes collègues. Nous étions tous dans un état physique et mental lamentable. Après avoir passé une heure à réaliser que nous étions tous dans le même état de décomposition, nous nous sommes dits: “Never more!”
Traduction: ok, c’était trop éprouvant, il faut que la prochaine session se déroule autrement.

Alors une partie du plan: de mon côté, je vais travailler selon un horaire plus strict, toujours le même à chaque jour. Et pour se motiver entre nous, on va organiser des rencontres pour tester nos idées, pratiquer nos présentations orales, échanger nos essais, etc. Je vais essayer de réserver à cette fin un local génial au Musée qu’il paraît que l’on peut obtenir en échange d’un sourire. Hi!

Je vais tous les jours patiner sur ma patinoire! Ça fait vraiment du bien. Tiens, il neige à plein ciel maintenant! Oups! le préposé sort la neige à grosses pelletées de la patinoire… je crois que je vais devoir attendre encore un peu!

Côté résidences, je me suis portée volontaire pour aller chercher le NewYorkTimes en bas (dehors, très loin de la porte!) tous les matins – on a reçu l’abonnement en cadeau avec les nouveaux budgets… Mais qu’est-ce qui m’est passé par la tête! Disons que c’est ma BA pour mon étage. D’ailleurs, la cuisine est devenue un champ de bataille: il y a des morceaux de poulet cru sur le comptoir depuis hier, des plats sales, un liquide jaune non-identifié dans le mini-four… beurk, c’est vraiment dégueu. J’ai écrit mon premier courriel de plainte. La responsable est venue faire un tour pour voir et la madame était vraiment pas contente. Elle a envoyé un avis pour demander aux personnes responsables d’aller immédiatement nettoyer leurs dégâts.

livres

Ma mission pour les 10 prochains jours est de ramener 110 livres à la bibliothèque… C’est ce que j’ai emprunté au cours du semestre. Ce sont pour la plupart des livres illustrés, donc énormes et lourds. Je n’arrive pas à en prendre plus de 5 à la fois – j’ai un peu mal au dos à force de rester sur ma chaises des nuits entières. (Hé, ça devrait moins arriver avec mon nouveau plan d’action.) Donc 2 fois par jour, 5 livres à la fois, ça fait 10 par jour. Je devrais y arriver!

En psycho, ils disaient que pour qu’un addict mette fin à sa dépendance, il ou elle devait toucher le fond. Pour moi, le fond, c’est quand, en nettoyant ma chambre entre deux séances d’étude, j’ai passé sans faire exprès mon tricot dans la balayeuse! Ah… quand j’ai vu le fil de laine sortir de la machine, je me suis dit: bon, il faut faire quelque chose! J’espère me guérir des fins de session affreuses, de la fatigue continuelle et du sentiment de ne pas être à la hauteur. Je vais mettre un peu de poudre d’insouciance sur toute mes journées. Et vive l’organisation et la discipline – c’est un très bon remède contre le stress!

À bientôt!

La Malva (version 2.0)

Les sceptiques seront confondus!

Vous n’y croyiez plus?

Alors je reprends l’écriture de mon blog, après une pause provoquée par les présentations de novembre et décembre, un voyage de recherche à Paris (et de restos avec Romeo!), Noël, et puis le retour à Boston.

La session ici ne se termine que le 23 janvier, je suis donc présentement en période d’examen. J’ai remis un travail hier soir, il m’en reste trois à terminer. Je suis un peu fatiguée, je n’ai pas vraiment dormi cette fin de semaine, et je vais devoir travailler pas mal tout le temps pour les 7 prochains jours… Bon, ça c’est moins intéressant à rencontrer, j’en conviens. Mais disons que sauf la parenthèse du temps des fêtes, ma vie se résume un peu à ça en ce moment. Boulot, boulot, boulot. Et un repas à Dudley entre les deux (beurk). Vendredi soir, j’ai pris un plat de nouilles avec légumes sautés et boeuf. Ça ne peut pas être mauvais quand même! Et bien ce l’était!! Ça flottait dans l’huile et pas de la bonne huile d’olive qui sent l’Italie, mais bien de la graisse. Après une bouchée on se dit, hum. 2 = bizarre. 3 = ouash, j’ai les lèvres toutes graisseuse. 4= j’ai mal au coeur. Finalement, une copine qui mangeait près de moi et à qui je me plaignais a pris mon bol pour goûter et en le remettant sur mon plateau, paf! renversé! Quel soulagement, je me sentais mal à l’idée de le jeter. Mais là, plus le choix. Heureusement qu’on a Dudley pour se distraire un peu.

Heureusement, j’ai eu des cadeaux réconfortants pour la nouvelle année: je prends mon thé vert du Japon sous le regard de mon chat porte-bonheur (merci Mika!), pendant que je mange une bonne toast au beurre de pinotte avec de la gelée de pommettes de grand-maman (mioum!!). Je me prépare à aller à la classe de yoga avec mon tapis neuf (merci marraine et parrain!) pour me replacer un peu le dos…

Nous avons eu une très belle neige ce matin… il était temps que la neige revienne ici, tout était brun.

Aux résidences, les choses se sont calmées. Tout le monde est un peu ko à cause des examens. On a tous l’air de zombies. J’essaie de bien manger, ne vous inquiétez pas. Je vais au gym le soir courir un peu pour me détendre. Et puis même si je commence à être un peu pâlotte, c’est à ça que ça sert le rouge à lèvre! Tout ça après avoir reçu des courriels nous informant que quelqu’un allait vomir dans notre salle de bain sans tirer la chasse d’eau, et que si cette personne était malade elle pouvait contacter les services de santé. Euh… Et pas de développements dans le cas de la mystérieuse sorcière qui s’obstine à se laver les cheveux dans le lavabo de la cuisine… Au moins personne ne fait plus cuire un oeuf en coquille au micro-ondes depuis que l’expérience a démontré qu’un oeuf au micro-ondes, eh bien ça explose!

Et la police de Harvard (c’est une police privée qui n’a jamais rien n’a faire) continue de nous envoyer un courriel détaillant chaque agression qui a lieu autour du campus. Du genre: samedi soir, à 21h43, une femme a été interceptée sur la rue Kirkland par un homme qui lui a demandé l’heure… blablabla… le gars a pris sa sacoche… blablabla. Je me demande si ils font ça pour mettre du soleil dans nos journées…

Et les lecteurs du blog de mon frère savent déjà que ma maman est en Mauritanie pour une mission humanitaire de deux semaines. Euh… si vous ne le saviez pas, je suis certaine que vous ne l’aviez pas vu venir! Moi non plus. Cinq jours avant son départ, je reçois un message du type: je pars vendredi, peux-tu me trouver des billets pour Paris rapido (l’organisme y est basé, et le vrai départ d’y faisait)? C’est super Romeo qui s’en est chargé. Maintenant ma maman est dans le désert là-bas… Je pense à elle, j’espère que tout va bien. Elle a pour fonction d’être assistante dentaire et a appris le nom de tous les instruments. C’est difficile à concevoir d’ici, de ma chambre ensevelie sous la neige, qu’il y a un monde en-dehors de Harvard Yard.

Neige

Hé!! il a une patinoire dans ma cour!! L’emprunt des patins est gratuit et la glace est réfrigérée… donc toujours ouverte! Hihi! Voyez, elle est au fond de la cour! Youhou! Bon, je retourne à ma vie de cloîtrée.

Bonne année!

LaMalva