J’ai pratiquement terminé la mission “110 livres”. Je viens de réaliser que c’est pratiquement mon poids… en livres. Haha! Quelle métaphore! J’avais mon poids en livres dans ma bibliothèque. (bon ok, je pèse quand même quelques livres de plus…
) Tranquillement, chaque jour, je suis soulagée de quelques uns, jusqu’à pouvoir épousseter les tablettes. Ça me rappelle une expo présentée ici il y a quelques mois, de Felix Gonzales-Torres. Certaines de ses meilleures oeuvres sont des tas de bonbons. La consigne est donc de placer dans le musée un gros tas de bonbons emballés dans des papiers brillants bleus, par exemple. Et ce tas doit avoir disons 62 kg., soit un poids moyen pour un être humain. Et nous pouvons ramasser l’un des bonbons du tas, le garder dans notre poche, le donner à quelqu’un, ou bien le manger. Il y a quelque chose de très prenant, je trouve, dans ces tas de bonbons brillants, durs et sucrés, qui pèsent autant qu’un humain, comme autant de fragments évanescents de soi. C’est ce qu’étaient les livres dans ma bibliothèque, je crois.
Que de soucis je me fais avec les cours… Je pense chaque matin en me levant à un des quatre travaux que j’ai remis et dont je n’ai pas encore reçu la note encore. J’ai presque honte de ce travail! Et je n’arrive pas à me l’enlever de la tête. Je vous jure que j’essaie. Je fais de la méditation, du yoga… Au moins j’ai arrêté de perdre du poids à cause du stress, j’ai même repris les kilos perdus à l’automne grâce à des merveilleuses céréales super santé en forme… de coeurs! Mioum! Ce qui est le plus bizarre avec mes cours de la session dernière, c’est que celui qui n’était pas du tout dans mon champ de spécialisation (art ottoman) a finalement constitué la meilleure expérience! J’ai eu beaucoup de plaisir à faire le travail final, et je suis en amour avec la prof! Elle est d’une telle grâce, et de surcroît elle est une sommité mondiale! C’est rare que je rencontre quelqu’un dont j’admire à la fois le travail intellectuel ET la personnalité. Bref, je l’ai croisé récemment et elle a adoré mon travail, l’a dit à ma directrice de recherche, et m’a donné plein de commentaires constructifs. C’est probablement la pression en moins qui m’a aidé dans ce cours… Mais call me crazy (encore!), je n’arrive tout de même pas à m’enlever la honte de l’autre travail de la tête. Je pense que je souffre du syndrôme de l’imposteur – BIG time!
J’ai une semaine de fou devant moi, et tout réside dans l’art de ne pas le devenir soi-même. C’est toujours la “shopping week” qui bat son plein. Je dois faire ma sélection de cours d’ici mercredi. Et j’ai déjà une présentation à faire jeudi qui vient sur un LIVRE de Freud! Ah, pourquoi ma main s’est levée en classe pour me porter candidate pour cette présentation devant un super prof allemand d’art contemporain??? Il a juste donné le titre du texte à commenter, je croyais que c’était un article. Il s’est finalement avéré qu’il s’agit d’un livre de 236 pages! De Freud! Ça m’apprendra!
Demain, je vais assister à un cours d’estampes japonaises, et d’art contemporain africain, avant d’aller à mon cours de yoga indien puis de participer au souper du Nouvel An chinois sur mon étage. Ah oui, et je dois demander de l’aide demain matin à un prof pour trouver un cours d’Allemand à Amsterdam (où l’on parle néerlandais, mais où mon chéri habite!). Mélangée la fille!
La tempête de neige du Québec était à Boston déferlante de pluie… Transformant le corridor de mon étage aux résidences en champ de parapluies!
Bonne semaine à tous…
LaMalva

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